À la découverte du Petit Prince de l'Art Contemporain

Vincent Faudemer est un artiste contemporain, reconnu comme étant celui qui a donné une seconde vie au célèbre éléphant octogénaire Babar, aimé de tous. C'est en revisitant nos classiques et avec une pointe de sarcasme sur le monde dans lequel nous vivons, que Vincent Faudemer propose toute une série d'oeuvres dédiées à Babolex, en nous racontant ses nouvelles aventures.


Peux-tu me raconter ton parcours ?


Entrepreneur dans l’âme, j’ai créé plusieurs start-up que j’ai revendus. À l’âge de 30 ans, je me suis profondément remis en question, j’avais besoin de faire le point sur ce que je voulais vraiment faire du reste de ma vie. J’ai donc décidé de tout arrêter, pour me lancer à plein temps dans l’expression de mes idées. J’ai été initié à l’art par ma famille ainsi que par des amis marchands d’art et galeristes parisiens.

Je collectionne des oeuvres d’art contemporaines depuis mes 22 ans, j’ai toujours été fasciné par les représentations artistiques faites par des artistes issus d’univers très différents.


Comment as-tu eu l’idée de créer ton premier Babolex ?


En regardant un dessin animé, j’ai eu l’idée de reprendre le célèbre éléphant Babar et de le confronter, de l’opposer aux croyances que nous avons lorsqu’on est enfant et au moment où nous devenons adulte, lorsque la société capitaliste prend alors tout son sens.

J’ai trouvé que cet éléphant colonisateur, plein de richesses, pouvait très bien se marier avec l’univers de la consommation et de l’ultra luxe.


Quelle est l’histoire de Babolex, ta marque de fabrique ?


À la genèse, c’est la fusion de la marque de montre la plus connue au monde avec un éléphant octogénaire revisité. C’est ce mariage étonnant qui m’a fait connaître, avec la technique du chromé miroir, réalisée avec un traitement à base d’argent.


Quel est le message que tu veux transmettre au travers de tes oeuvres d’art ?


Il y a plusieurs messages. Celui que j’aime le plus expliquer, c’est celui du reflet de chacun. Quand on regarde le gros miroir, à travers les couleurs et les différents moments de la journée, avec les jeux de lumière, l’œuvre vit, elle est différente. Chacun peut s’y apercevoir de différentes manières, ça nous renvoie plusieurs reflets de nous-même.

C’est aussi une satire de la société de consommation, nous nous habillons avec des vêtements de marque, nous portons des bijoux afin d’ être intégré dans une société dans laquelle les rêves d’enfants ont été enfouis derrière des costumes.


Quelles associations soutiens-tu ?

Les associations qui me tiennent à cœur sont principalement celles tournées vers l’enfance et l’aide humanitaire. Je soutiens depuis 2013 une association qui s’appelle ShelterBox qui distribuent des kits de survie après des catastrophes ou en cas de conflicts. J’ai également fait des dons pour des œuvres vendues aux enchères à Paris pour l’association Les Rois du Monde, cela apporte de la joie et un moment de gaieté aux enfants hospitalisés.


Quels matériaux utilises-tu ?


J’utilise des mélanges de polymère, des colorants, des dérivés d’argent et du bronze. Sur certaines œuvres, il y a aussi des diamants et de la feuille d’or.

Où sont produit les Babolex ?


Certaines œuvres sont fabriquées directement à l’atelier. Les surfaçages de chrome à l’argent sont réalisés avec les mêmes techniques que celles utilisées par les grandes marques de luxe, dans les luxueux flagship stores de l’Avenue Montaigne.


Quelle est ta création favorite ?


L’original, le vert, c’est la toute première pièce qui va bientôt fêter ses deux ans.


D’où vient ton surnom « le petit prince de l’art contemporain » ?

Ce surnom du Petit Prince de l’art contemporain m’a été donné par M6. Tout s’est fait très vite, des nombreuses célébrités m’ont permis de me faire connaître sur la scène internationale. Elles ont propulsé ma carrière d’artiste. En à peine un an et demi, il s’est passé autant de choses que ce que j’aurais pu espérer faire en dix ans!



Quel est ton rapport au luxe ?


J’ai toujours aimé les marques, déjà au collège je demandais à ma mère pour avoir les nouvelles chaussures et les vêtements à la mode. À cette époque là, je n’avais pas conscience de la qualité des produits que je demandais, c’était plutôt l’appartenance à un groupe que je recherchais.

Comment vis-tu la crise sanitaire du Covid-19 ? Continues-tu de produire ?

Cet événement a surpris tout le monde, tout s’est figé. Au-delà des conséquences dramatiques humaines et sociales, c’est une profonde réflexion sur nous-mêmes qui s’impose. Je passe beaucoup de temps à méditer pour y réfléchir. Cela m’a permis de me poser, de passer du temps avec ma famille, mais également de me rappeler que tous les acquis ne sont, au final, qu’éphémères. Cela me conforte dans le choix que j’ai fait, de vouloir m’exprimer à temps pleins à travers la création artistique, le partage d’idées.


Où peut-on trouver tes sculptures ?


Les sculptures sont disponibles dans des galeries que j’ai sélectionné avec beaucoup d’attention. Voici quelques villes dans lesquelles Babolex est présent : Honfleurs, Paris, Reims, Nancy, Lyon, Megève, Courchevel, Genève, Monaco, Saint-Paul-de-Vence, Cannes, Saint-Tropez, Arcachon, Labaule, Milan, Dubaï, Beirouth, Luxembourg, Londres New-York et Miami.

Où auront lieux tes prochaines expositions ?


J’ai fait le choix de venir à la rencontre de mes collectionneurs, la première exposition qui m’a été offerte à été un succès au Plazza Athénée Paris. Deux autres belles expositions vont avoir lieu à la rentrée. La première à Paris, dans un palace tout aussi prestigieux et la pour la seconde, je suis en discussion avec un hôtel de luxe Monégasque, j’ai l’intention de faire quelque chose de vraiment spécial avec un univers dédié.

Quels sont tes projets ?

Le projet qui m’occupe le plus depuis plusieurs mois est Totemak. Je suis fasciné par les cultures primitives, africaineS et amérindiennes. Mes amis, la famille Ratton, qui sont de célèbre galeristes parisiens, m’ont transmis le virus des objets. J’ai beaucoup appris en les écoutant et en passant du temps dans leur galerie de Saint-Germain.

À travers ce nouvel univers, je vais revisiter à l’aide du chrome, qui me caractérise, des totems indiens, de différentes tailles. J’ai choisi cette univers car les têtes d’animaux qui sont utilisées symbolisent des croyances très fortes. Tout comme le Babolex, il y a toujours de nouvelles façons d’appréhender mes œuvres. La première est très visuelle et immédiate, mais la deuxième est beaucoup plus profonde, avec toute la réflexion qui a été faite autour de l’œuvre et la recherche artistique.


Je pense que ce qui caractérise le mieux les artistes de nos jours ce sont les idées bien que la technique soit importante, c’est avant tout l’idée qui porte au questionnement qui est important auprès de nos collectionneurs.


Merci,

Victoria Cellun